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SUJET: Les paroles de Jésus

Les paroles de Jésus il y a 10 mois, 1 semaine #2294

  • Le Coeur
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Bonjour à tous,

Il y a beaucoup de choses abordées dans la quatrième partie du Livre d'Urantia : la vie de Jésus, le contexte, les conséquences, la philosophie, la cosmologie, ses compagnons, ses ennemis humains et non-humains, etc. Mais à traiter tout cela dans un seul fil, passé un certain nombre de pages, on peut finir par avoir des difficultés à s'y retrouver.

Peut-être que les paroles prononcées par notre Fils Créateur lors de son séjour parmi nous mériteraient alors que leurs soit consacré un sujet particulier.

L'intervention de Lucas sur ce « pain pour demain » m'a incité à revenir sur la prière donnée par Jésus.

bonabo écrit:
Le pain (…) nourrit le corps. A l'époque de Jésus (…) on ne cuisait pas la farine tous les jours dans le four. On cuisait donc le pain pour le lendemain et les sur-lendemains.
Au second plan, il est une allusion à la nourriture de l'âme. C'est dans ce sens qu'il faudrait interpréter la prière de Jésus. La phrase: "Donne-nous aujourd'hui notre pain de demain" équivaudrait à dire: "Donne-nous aujourd'hui ton Esprit, afin qu'il nourrisse notre âme chaque jour de notre vie."

Il est exact qu'il n'y a pas si longtemps, chez nous, on allait au four du village ou du seigneur pour cuire le pain de la semaine, ou plus. On a d'ailleurs vu la renaissance de cette pratique ici et là dans nos campagnes depuis une trentaine d'année.

Jésus se réfère-t-il alors à cette réalité quotidienne pour exprimer une vérité spirituelle ?





Parmi les valeurs défendues par Jésus, il est, au plus haut point, la simplicité. Aussi ne cultive-t-il pas l'ambiguïté. En particulier, il annonce clairement les paraboles et les images qu'il utilise.

Par exemple, au début de ce discours, il nous dit :

144:2.3 (1619.1) « Si donc la persistance gagne les faveurs même des hommes mortels, combien plus votre persistance dans l’esprit obtiendra-t-elle pour vous le pain de vie des mains bienveillantes du Père qui est aux cieux. »

Le pain est ici effectivement symbole de nourriture spirituelle. Mais il est alors nommé « pain de vie ». Tout comme peu après, lorsque Jésus demande dans la prière que nos âmes soit rafraîchies, il parle de « l’eau de la vie ».

Mais pour le pain qui nous occupe rien de tel. Jésus pourtant s'adresse bien aux croyants. Ceux dont la foi est fragile, au point qu'ils réclament une prière pour la soutenir :

144:3.2 (1619.6) « Si donc vous désirez encore une telle prière, je vous offrirai celle que j’ai apprise à mes frères et sœurs à Nazareth »





La prière qu'il propose est pour le commun des mortels. Ce n'est pas une prière pour les initiés, les sages, les élus. C'est une prière que doivent pouvoir adresser en conscience au Père la majorité des hommes. Donc, en son temps et pour longtemps encore sur cette Terre, un grand nombre de pauvres.

Or quiconque se préoccupe du salut d'autrui sait à quel point il est vain et même offensant d'ignorer, dans une démarche spirituelle, le désespoir matériel qui peut habiter celui qui vous écoute. Qui se contenterait de nourrir de paroles le pauvre hère qui viendrait à lui en criant famine ?

Et ces affres n'épargnent pas les hommes et les femmes qui ont renoncé aux biens de ce monde pour servir la Vérité. Si certaines difficultés matérielles peuvent ainsi être utiles pour stimuler notre spiritualité, celle-ci ne nous en émancipe pas.

Revoyons alors cette prière :

144:3.3 (1620.1) Notre Père, qui es aux cieux,

144:3.4 (1620.2) Que ton nom soit sanctifié.

144:3.5 (1620.3) Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite

144:3.6 (1620.4) Sur terre comme elle l’est au ciel.

144:3.7 (1620.5) Donne-nous aujourd’hui notre pain pour demain ;

144:3.8 (1620.6) Rafraichis nos âmes avec l’eau de la vie.

144:3.9 (1620.7) Et pardonne à chacun de nous ses offenses

144:3.10 (1620.8 ) Comme nous avons aussi pardonné à ceux qui nous ont offensés.

144:3.11 (1620.9) Sauve-nous dans la tentation, délivre-nous du mal,

144:3.12 (1620.10) Et rends-nous de plus en plus parfaits comme toi-même.

On remarque que chaque phrase est divisée en deux lignes. Ceci attire notre attention sur chacune de ces deux parties. Il y a ainsi dix lignes, comme autant de messages (un peu comme les dix commandements, diront certains).

Sur ces dix messages, neuf sont strictement spirituels.
Un seul évoque une réalité matérielle :

144:3.7 (1620.5) Donne-nous aujourd’hui notre pain pour demain ;

On notera d'ailleurs qu'il pourrait constituer une phrase indépendante.

C'est peut-être alors le moment de se rappeler que celui qui doit s'inquiéter chaque jour de trouver de quoi survivre matériellement, est tenté de remette au lendemain la question de sa survie spirituelle. Nous sommes d'abord, en effet, le Livre ne cesse de nous le dire, des êtres de chair. La faim serait-elle pour autant une de ces « vétilles » dont Jésus nous engage, plus loin, à cesser de nous soucier ?

165:3.4 (1820.3) « pourquoi devriez-vous vivre dans la crainte de nombreuses vétilles qui émaillent votre vie quotidienne ? Je vous le dis : ne craignez pas, vous valez bien plus que beaucoup de passereaux. »





Le besoin de nourriture, pour être matériel, est pour le mortel une inquiétude essentielle. Pourquoi en effet avons-nous été créés ? Pour évoluer, en nous confrontant à des problèmes certes triviaux, mais qui sont, de ce fait, à notre portée. Or le plus basique, le plus fondamental de ces problèmes est la faim.

Et qui nous a créé ainsi ? Micaël, justement. Ce Fils Créateur qui est ensuite venu ici-bas comme l'un des nôtres, pour éprouver la condition qu'il impose lui-même à ses enfants.

Alors qu'une ligne sur les dix se fasse l'écho de ce qui est l'un des fondements de notre existence… C'est peut-être le moins que Jésus pouvait faire.

Ne retirons donc pas aux pauvres le soutien que Jésus leur apporte en témoignant ici de sa compréhension. Certes, nous sommes peut-être, aujourd'hui, et dans nos pays, un peu loin de ces préoccupations. Mais un jour, peut-être serons-nous, nous aussi, heureux de nous rappeler qu'Il a également pensé à nous de cette façon.

Cela dit, si l'on veut à tout prix que le sens de cette (demi) phrase soit spirituel…
C'est sans doute que nous avons besoin qu'il en soit ainsi.
Alors, bon, après tout…

Ça ne mange pas de pain…
Dernière édition: il y a 10 mois, 1 semaine par Le Coeur.

Re: Les paroles de Jésus il y a 10 mois, 1 semaine #2295

  • andre
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Bonjour à tous-tes,

Le Coeur ton raisonnement est si ... bon à lire.

J'y reviendrais, faute de temps.

Merci

André

Re: Les paroles de Jésus il y a 2 mois, 4 semaines #2745

  • maxmas
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Salut à tous,
pour ceux qui sont friands de l’araméen, un petit rappel du Lien 47. Le Notre Père.
« Obuakh tibishmo itchtekesh eshmakh
tshifkan irotshakh ekhmelbishmo
tshibalarha epleh lehmah okhul
iaolmah oruferleh htiofah ekhmel
anah ergaf ril iltimakhit emeinah
ulofash etakhlinakh tshirlubiosah bes
haslannah mesheida, Amin. »
Amitiés. MX
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