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Notre Père céleste

SUJET: Le LU et la science

Re: Le LU et la science il y a 2 mois, 4 semaines #2564

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Dominikos écrit:
Alors finalement la question reste: qu'est-ce alors que la Vérité ?

C'est un peu comme demander « qu'est-ce que l'amour ? »

On pourrait écrire une encyclopédie en douze volumes sur l'amour. Mais même après l'avoir lue, celui qui l'a jamais éprouvé ne saura toujours pas ce que c'est. Tandis que celui qui le ressent n'a pas besoin de lire une ligne sur le sujet.

Pour en revenir à la question…

L'important n'est sans doute pas « qu'est-ce que la vérité ? » mais « voulons-nous vraiment la vérité ? ».

101:2.8 (1106.7) La raison est la preuve de la science, la foi est la preuve de la religion

Une des plus haute valeur défendue par le LU est la foi. Celui qui la possède n'a alors qu'un besoin relatif de révélation, car la foi est la manifestation de l'aspiration authentique à la vérité, qui s'offre d'elle-même à qui la désire véritablement et avec ardeur.

Mais dès qu'il y a preuve, il n'est plus question de foi. Si tout le monde voyait Dieu, la question ne se poserait pas d'y croire ou non. Que ferions-nous cependant de cette connaissance ? C'est en fait de ne pas Le voir qui nous donne la possibilité d'être sauvés. En nous obligeant à affronter les conséquences de notre indigence spirituelle, l'absence de preuves en effet nous pousse à faire renaître en nous ce qui seule peut nous délivrer : la foi dans la nature réelle du Père, à laquelle nous sommes aveugles, quand bien même Celui-ci se tiendrait-il devant nos yeux.





Si nous avions des preuves scientifiques pour fonder nos croyances, nous serions donc automatiquement privés de cette chance de salut.

Pourquoi penser alors que le Livre d'Urantia contienne quoique ce soit qui puisse nous permettre de faire l'économie de la foi ? C'est pourtant ce qui se produirait s'il nous livrait des informations inédites que notre science viendrait ensuite confirmer. Il irait alors à l'encontre de sa raison d'être, qui n'est pas d'apporter des preuves nous dispensant de la foi, ce qui est manifestement ce que tant d'entre nous souhaitent, mais au contraire de conduire précisément notre réflexion au point à partir duquel la foi seule doit prendre le relais :

101:2.3 (1106.2) il faut une foi religieuse pour transformer la Cause Première de la science en un Dieu de salut.

L'un des objectifs du Livre est de réconcilier la science et la religion d'une époque, qui sont entrées en conflit précisément parce que les religieux se sont crus autorisés à imposer leurs dogmes à la science. Pourquoi alors les Auteurs encourageraient-ils ce travers en donnant aux religieux matière à retrouver un ascendant sur les savants ?

De plus, si la révélation anticipait la science, il y aurait automatiquement un hiatus. Or, on nous le précise bien :

101:2.1 (1105.5) la révélation synthétise les sciences de la nature et la théologie religieuse, apparemment divergentes, en une philosophie de l’univers cohérente et logique, en une explication coordonnée et sans hiatus aussi bien de la science que de la religion, créant ainsi une harmonie du mental et la satisfaction à l’esprit.

Cette satisfaction de l’esprit résulte de l'évacuation des tensions qui s'étaient développées lorsque les données scientifiques étaient en contradiction avec les dictats religieux. Grâce à la mise à jour, l'harmonie du mental ainsi obtenue permet d'aller de l'avant… mais avec le contenu spirituel de la révélation.

Continuer au lieu de cela à se polariser sur le contenu scientifique est réellement un gaspillage d'énergie, puisque cela ne peut rien apporter de plus, aussi bien scientifiquement que spirituellement. Sans compter la perte de crédibilité que cela occasionne auprès des milieux véritablement informés sur la science.

Il n'y a pas lieu par exemple de remettre en question les nouveaux résultats de la science au nom de la révélation. Car le contenu scientifique de celle-ci n'est pas, n'a jamais été, et ne sera jamais autre chose que l'adaptation temporaire d'une tradition multimillénaire à un monde en perpétuelle évolution, avec pour unique vocation le progrès spirituel.

101:2.1 (1105.5) Le fait de la religion consiste entièrement dans l’expérience religieuse des êtres humains raisonnables et ordinaires. C’est le seul sens dans lequel la religion puisse jamais être considérée comme scientifique ou même psychologique.
Dernière édition: il y a 2 mois, 3 semaines par Le Coeur. Raison: style

Re: Le LU et la science il y a 2 mois, 3 semaines #2570

  • andre
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Merci Le Coeur.
Beau résumé de notre cheminement de ses tenants aux aboutissants.
André

Re: Le LU et la science il y a 2 mois, 2 semaines #2575

  • samuel
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Ce n’est pas parce que notre Raison est soumise à une prétendu « Révélation-Cosmo-Logico-Spirituel" baser en grande party sur l’analyses de faits indémontrables, qu’il ne faut plus être dans l’ouverture intéressante d’autres choses!
Et surtout dans l’expansion de notre conscience immédiate des faits!
Je suis reconnaissant d’être libre de cela !!!
CoeurDialement.
Samuel
Ecoute toujours la voix de ta conscience, elle est ton juge.

Re: Le LU et la science il y a 2 mois, 2 semaines #2576

  • samuel
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LU/P.2087 - §3 "Jésus ne s'accrocha pas à la foi en Dieu comme une âme se débattant dans une guerre contre l'univers et menant une lutte à mort contre un monde hostile et pécheur. Il n'eut pas recours à la foi uniquement pour se consoler au milieu des difficultés ou pour s'encourager devant la menace du désespoir. La foi n'était pas pour lui une simple compensation illusoire aux réalités déplaisantes et aux tristesses de la vie. En face de toutes les difficultés naturelles et des contradictions temporelles de l'existence d'un mortel, il éprouvait la tranquillité d'une confiance suprême et indiscutée en Dieu, et la fascination de vivre, par la foi, dans la présence même du Père céleste. Cette foi triomphante était une expérience vivante d'aboutissement d'esprit effectif. La grande contribution de Jésus aux valeurs de l'expérience humaine ne fut pas de révéler tant d'idées nouvelles au sujet du Père qui est aux cieux, mais plutôt de démontrer si magnifiquement et humainement un type nouveau et supérieur de foi vivante en Dieu. Jamais sur aucun monde de notre univers, ni dans la vie d'aucun mortel particulier, Dieu ne devint une telle réalité vivante que dans l'expérience humaine de Jésus de Nazareth".
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