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Questions diverses

SUJET: Les absoluts

Re: Les absoluts il y a 2 mois #3941

  • bonabo
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Les pages d'Urantia ont été écrites en partant de Dieu pour arriver à l'homme, du plus difficile à comprendre au plus facile. On ne peut comprendre Dieu si on prend pour base l'homme. Mais si l'on a une relative conscience de Dieu, on peut arriver à comprendre et à aimer les hommes.

Re: Les absoluts il y a 2 mois #3942

  • samuel
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L’être penseur humain est la base de la compréhension de Dieu.
Qui d’autre que lui-même ?
Samuel
L'amitié rehausse les joies, glorifie les triomphes de la vie et la fidélité est un trésor de l'âme.
www.urantiastudygroup.org/en?c=RE

Re: Les absoluts il y a 1 mois, 3 semaines #3998

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Bonjour,

Ce message d'hier dans le fil d'actualité :

Samuel écrit:
#3992 - Il est littéralement vrai « qu’il faut connaitre les choses humaines pour les aimer, mais qu’il faut aimer les choses divines pour les connaitre. » (LU/102 :1.1, page 1118)

… me semble renvoyer un peu sur ce fil, à la question du message précédent :

Samuel écrit:
L’être penseur humain est la base de la compréhension de Dieu.
Qui d’autre que lui-même ?

A cette question, d'ailleurs, il y a peut-être une réponse à chercher de ce côté-là  :

Samuel écrit:
#3756 - Moi, je parle à mon Ajusteur, à Jésus et au Père Universel car c’est mes meilleurs amis pour l’éternité.
Et ils me répondent !

C'est également hier, d'ailleurs, dans le fil des citations, que l'on pouvait lire :

Tor écrit:
#3994 - Le monde est rempli d’âmes affamées qui vivent dans la famine en présence même du pain de vie....
Les hommes meurent en cherchant le Dieu qui habite pourtant en eux. Le livre d’Urantia, 159:3.8 (1766.4)








Mais le problème lui-même me semble pouvoir être posé de plusieurs façons, et il y a sans doute du vrai dans ces deux affirmations, apparemment contradictoires :

Samuel écrit:
le meilleur moyen de comprendre Dieu est de partir de là où nous sommes. (L’étude de nous-mêmes) […] « ce qui est en hauts ressemble à ce qui est en bas »
Bonabo écrit:
On ne peut comprendre Dieu si on prend pour base l'homme.

En raison de notre incapacité à concevoir le Créateur tel qu'il est réellement, toute démarche spirituelle présente en effet un risque : celui de projeter en Lui nos propres conceptions et aspirations. Quelle que soit la quantité et la qualité des enseignements que nous recevons, cela revient à ériger en absolu une personnalité qui n'est en fait qu'une somme de caractères humains.

Nombre de religieux tremblent devant Dieu, ou l'abreuvent de flatteries, car leur dévotion n'est finalement qu'un culte à leur propre image (et un tel dieu, s'il existait, aurait effectivement toutes les raisons d'être craint).






La voie du salut par la foi peut ainsi se retrouver dans l'impasse. Plutôt que d’exalter un dieu factice qui gonfle notre ego, la solution est sans doute alors, comme l'exprime ici Samuel, d'apprécier la diversité infinie des manifestations divines dans notre quotidien. L'amour pour les autres, par exemple, est une bonne façon de relativiser notre propre personne, et rend en même temps à la Déité une partie de l'hommage qu'Elle mérite. Car s'il est vrai que l'Absolu des absolus est éternellement seul (106:8.23) c'est en tout cas grâce à Lui que nous, les créatures, multitude innombrable pour l'éternité, ne le serons jamais.

Mais la voie peut être aussi effectivement « l’étude de nous-mêmes ». Si cela est fait, bien sûr, avec un regard critique. La quête de la parcelle divine qui nous habite, à laquelle on ne cesse de nous engager, entre aussi dans cette démarche. A condition, là encore, de ne pas l'utiliser pour sacraliser notre ego.






Bonabo écrit:
Les pages d'Urantia ont été écrites en partant de Dieu pour arriver à l'homme (…)

C'est un des mérites du Livre d'Urantia. A l'instar de beaucoup d'autres textes religieux fondateurs, il est structuré comme un récit. L'ouvrage, aussi complexe soit-il, est ainsi ordonné de la façon à nos yeux la plus simple et la plus logique : l'ordre chronologique.

L'exposé commence donc par le début, en l’occurrence le sommet, où jaillit la source (centre première) et descend par étapes jusqu'à l'océan des créatures mortelles…

Mais le chemin que nous autres, évolutionnaires, sommes appelés à suivre, est, nous le savons, un chemin ascendant.
C'est à dire un trajet qui part du bas, la condition humaine, pour remonter vers le haut, la condition divine.

C'est donc le chemin inverse.

Lequel, de ce fait, et ne serait-ce que par prudence et humilité, ne va pas…

(…) du plus difficile à comprendre au plus facile

… mais plutôt du plus facile vers le plus difficile (ce qui réduit les risques d'être bloqué dès le départ).

Cela dit, un chemin spirituel est une chose, l'étude d'un livre spirituel en est une autre. Il y a mille façons d'aborder cette révélation. Est-il besoin, par exemple, de posséder à fond le concept de « triunité de relations absolues » pour comprendre la faute d'Eve ?

Après notre vie terrestre, il y aura pour chacun de nous une sorte d'examen de passage. Mais nous ne serons pas jugés sur nos connaissances métaphysiques. Lucifer, Caligastia, et tous ces princes rebelles en savent certainement cent fois plus que n'importe lequel d'entre nous sur la question, et pourtant ils sont maintenant en prison.

S'ils avaient tourné davantage leur attention sur des réalités plus communes, peut-être eussent-ils été moins poussés à s'enorgueillir…
Dernière édition: il y a 1 mois, 1 semaine par Le Coeur. Raison: formulation secondaire

Re: Les absoluts il y a 1 mois, 3 semaines #4001

  • morelli
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Bonjour le Coeur.

Le problème soulevé, de partir de Dieu et d'aller vers l'homme ou l'inverse, suivant la sensibilité de chacun, est peut-être beaucoup plus difficile à soutenir qu'il n'y paraît. La citation :
"il est littéralement vrai, "qu'il faut connaitre les choses humaines pour les aimer, mais qu'il faut aimer les choses divines pour les connaitre", est excellente. Elle remet un peu en question la première hypothèse, car dans le cas de cette citation, il suffit d'aimer Dieu pour mieux le comprendre après.
Il me semble que l'idéal (donc difficile à atteindre) est un mélange subtil des deux, car en ce qui concerne l'approche intellectuelle ou métaphysique, est elle aussi semée d'embuches, car page 556 : "l'habileté intellectuelle n'est pas un substitut de la véritable spiritualité".
Pour ma part, essayer de mieux comprendre intellectuellement cette révélation du L. U. n'est peut-être qu'une justification, pour mieux appréhender ce qu'éventuellement je peux ressentir sur le plan spirituel. Tout cela en gardant à l'esprit la relativité de mon statut de mortel qui essaye d'envisager l'infinité de notre Créateur, en sachant pertinemment que tout ceci n'est qu'un piètre échafaudage par rapport à la réalité du Père, mais cela fait partie de la tâche qui est donnée à chaque lecteur du L. U. et qui justifie le don de cette révélation.

Amitiés Patrick Morelli.

Re: Les absoluts il y a 1 mois, 3 semaines #4002

  • Dominikos
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Sympa ton intervention Patrick.

(Ceci est une intervention éminemment structurée !)

Re: Les absoluts il y a 1 mois, 3 semaines #4003

  • Dominikos
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Bonjour,

Pour revenir sur notre évolution, du bas vers le haut, qui peut être interprétée comme partant du simple au plus complexe je me demandais...

Quoique ....

La parabole du chameau devant passer par le chas d’une aiguille me semble bien illustrer notre problème.

163:3.1
Pendant que Jésus terminait son entretien avec Matadormus, Pierre et quelques apôtres s’étaient réunis autour de lui. Tandis que le jeune homme riche s’en allait, Jésus se tourna vers les apôtres et leur dit : « Vous voyez combien il est difficile pour les riches d’entrer totalement dans le royaume de Dieu ! On ne peut partager l’adoration spirituelle avec les dévotions matérielles. Nul ne peut servir deux maitres. Selon l’un de vos dictons, ‘il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille que pour les païens d’hériter de la vie éternelle’. Je déclare qu’il est tout aussi facile à ce chameau de passer par le trou de l’aiguille qu’à ces riches, satisfaits d’eux-mêmes, d’entrer dans le royaume des cieux. »

La notion de richesse est très relative, il peut s’agir plus largement de ce que nous ne voulons pas perdre, ici bas comme ailleurs, mais qui n’a pas de réalité. Chacun doit traduire cela.

Alors évoluer passerait alors autant par une perte que par un gain.

C’est là une subtilité, un espace très fin, très délicat où nous devons nous faufiler, qui rejoint semble t il la lecture de Le Coeur et de Patrick.

Enfin Jésus nous a montré un exemple de vie juste et équilibrée.
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